Beaucoup d’enfants se préparent très lentement pour l’école. Le processus peut s’éterniser et, au final, l’enfant oublie quand même quelque chose. Ces préparatifs poussifs finissent souvent par rendre les parents nerveux, à se fâcher… et à arriver eux-mêmes en retard au travail. Tout cela peut être évité en respectant quelques règles simples.
D’abord, il est important de comprendre que l’adulte et l’enfant ne perçoivent pas le temps de la même manière. Pour vous, 1 heure est un laps bien défini ; pour l’enfant, selon ce qu’il est en train de faire, cette heure peut s’étirer en une demi-journée ou, au contraire, filer sans qu’il s’en aperçoive. De plus, les enfants apprennent encore à manier des notions abstraites comme « 10 minutes », « une demi-heure », etc.
Ensuite, des actions que vous faites mécaniquement peuvent être, pour l’enfant, de véritables exploits et petites aventures. Pensez-y : depuis vingt ans, vous vous coiffez, vous vous brossez les dents, vous mettez automatiquement dans votre sac ce dont vous avez besoin. L’enfant ne fait cela que depuis peu. Et même des adultes se préparent parfois lentement le matin et arrivent en retard ! Chacun a son propre rythme et sa vitesse d’exécution. Dans la mesure du possible, évitez donc de presser votre enfant s’il n’avance pas aussi vite que vous le souhaiteriez.
Pour que les préparatifs du matin ne se transforment pas en chaos et en tensions, l’organisation du lendemain d’école se fait… la veille.
Discutez avec votre enfant des règles de préparation : ce qu’il doit préparer le soir et ce qui doit être fait le matin. Donnez-lui l’occasion d’apprendre à planifier son temps. Ne faites pas « à la place de », mais soutenez sa motivation naturelle à explorer son environnement, encouragez son désir d’être autonome et responsable tout au long de sa scolarité. Résultat : s’il planifie lui-même sa soirée et son matin, il accomplira ses tâches avec plus d’intérêt et, avec le temps, les préparatifs deviendront des rites exécutés automatiquement.
L’algorithme d’un matin d’école fonctionnera nettement et sans accroc si tous ses éléments sont anticipés la veille :
Le début d’une journée d’école n’est pas un anniversaire ni un dîner de gala, mais il obéit à la même règle : « on obtient ce que l’on planifie ». Et c’est précisément une chose à bien faire : la façon dont commence la journée scolaire de votre enfant en détermine le ton.
Voici à quoi peut ressembler la séquence d’un matin prêt pour l’école :
Inventez un signal pour annoncer le départ et utilisez-le toujours : « En selle ! », « Hop, on y va ! ». Aidez l’enfant à mémoriser que tout doit être prêt quand le signal retentit — et que le pyjama ne doit pas empêcher de sortir si l’on a trop traîné.
Soyez prêt à ce que l’enfant n’intègre pas tout du premier coup ; mais, à terme, la routine du matin deviendra une habitude et vous partirez tous deux à l’heure… de bonne humeur.
Répétez ces étapes chaque jour : la répétition mène à l’impeccable.